Voici un lien vers une brochure issue du site québécois "sabotage hormonal" et qui parle de façon simple des perturbateurs endocriniens, ces molécules très actives et omniprésentes qui sont fortement soupçonnées d'être source de cancers et de problèmes de fertilité. Plus l'exposition survient jeune, plus le risque de développer des symptômes est important. La brochure passe clairement en revue les différents domaines où ces molécules sont utilisées : produits de beauté, cuisine et alimentation, eau, plastiques, intérieur du foyer (électronique, mobilier) et entretien ménager.
24/11/2014
07/11/2014
Sacré croissance ! Marie Monique Robin
Le dernier documentaire de Marie Monique Robin intitulé "Sacré croissance !" est à visionner http://www.youtube.com/watch?v=zkAHW7ekAko.
Dans la lignée de l'urgence de ralentir, ce reportage explore les alternatives au système croissanciste actuel : agriculture urbaine, énergies et monnaies locales sont les thèmes explorés par la réalisatrice, avec comme fil conducteur de donner des billes pour composer un nouveau modèle qu'elle nomme de "post-croissance". Pour compléter ce film, bien comprendre le contexte et les enjeux, voir cet entretien de Marie Monique Robin avec Reporterre.
30/10/2014
Convergence des luttes
Avant-hier, je me trouvais devant le tribunal d'Amiens pour soutenir les 9 prévenus de la Confédération Paysanne qui ont procédé au démontage lors des travaux de la "ferme" des 1000 vaches. Je rejette catégoriquement ce projet d'usine en tant que citoyen pour plusieurs raisons : pour notre environnement, pour les désagréments qu'il causera localement (et globalement si malheureusement il fait des petits), pour l'alimentation médiocre qui en sortira, pour la destruction visuelle et utile de nos paysages ruraux conduisant à cette "France moche", pour la perte de terroir, pour ces paysans menacés de mettre la clé sous la porte et dont le travail m'est beaucoup plus cohérent et valeureux, et enfin tout simplement pour ces pauvres vaches que l'on va cloîtrer.
Cette journée de mardi, passée dans une agréable communion, une joyeuse convivialité malgré la gravité de l'évènement, a été l'occasion d'entendre différents intervenants sur le sujet, mais pas uniquement... En effet, les soutiens étaient venus de toute la France et certains n'en étaient pas à leur premier (ni dernier) combat : Notre-Dame-des-Landes, barrage de Sivens, centrale nucléaire de Fessenheim, ferme des Bouillons, tunnel Lyon-Turin, TAFTA, etc... Je ne m'attendais pas à une telle convergence entre toutes ces luttes. Pourtant, il est vrai, ces projets nuisant à la majorité au profit de quelques uns, se recoupent. Ils sont réellement anti-démocratiques et détruisent l'environnement.
C'est pour toutes ces raisons que j'ai trouvé nécessaire d'écrire ce billet aujourd'hui. N'étant pas un naturel manifestant, mais plutôt un chercheur et diffuseur d'alternatives, il faut avouer que tout reste lié. Une quête de croissance économique exacerbée pour laquelle les hommes sont prêts à faire toutes les concessions, pourvu que leurs poches à eux soient pleines. Développer la vraie transition par l'application des bonnes alternatives est donc un combat de fond, sous-jacent ; et ces luttes indispensables, ces combats sous les projecteurs pour montrer que non, l'asservissement de tous n'est pas pour demain !
PS : parce que l'humour est aussi une arme redoutable pour faire passer les messages, voir le clip vidéo de la vache en colère...
PS : parce que l'humour est aussi une arme redoutable pour faire passer les messages, voir le clip vidéo de la vache en colère...
26/10/2014
Pour des lendemains qui chantent, universellement...
Il y a des jours comme aujourd'hui où je ne comprends pas... Les rapports existants sont pourtant alarmants et se recoupent, tout le monde en connaît l'existence et sait que nos modes de vie ne sont pas pérennes. Les septiques de tous bords trouveront chaque fois la parade pour ne pas faire l'effort nécessaire. Égoïsme de générations gâtées. Sans être 100% catastrophiste, le chaos n'est pas si loin à moyen terme. Chaos social, environnemental, économique. On a usé et abusé des offrandes de la Terre, on lui a ravagé la face, on a éjecté des polluants, on les a répandus, et comme on est partageur il y en aura pour des millions de générations plus tard.
Alors, que faire ? Comment initier l'étincelle qui peut conduire à la lumière en chacun ?
Moralement, la chose est difficile pour quelqu'un qui a déjà commencé à tirer sur le fil du système et qui a bien cerné la façon dont certaines mailles sont tricotées. Elle est difficile parce que parfois, il faut faire face à des gens qui n'en ont jamais pris la mesure. Immergés sous un quotidien routinier type "travail-télévision-consommation", la prise de conscience n'est pas possible pour eux. D'autres encore le savent mais se sentent impuissants, n'ont pas le courage d'entreprendre, se disent que de toutes façons c'est trop tard...
Et pourtant, ces personnes-ci seront confrontées un jour ou l'autre aux problèmes qui nous menacent. Ils seront à rallier au plus vite à la cause pour espérer aller vers des lendemains qui chantent, mais qui chantent universellement. Pas seulement pour une minorité. Utilisons l'exemplarité pour montrer qu'accomplir des choses simples donne de la joie dans un quotidien morose. Réapprenons à jouir d'un rien, comme peut le faire l'insouciance enfantine. Cela, tout en conservant la critique adulte et la distance nécessaire au non asservissement de chacun. Comprenons que le bonheur est galvanisé lorsqu'il est partagé plutôt qu'individualisé. Le monde de demain sera une osmose humaine planétaire ou ne sera pas.
19/10/2014
Surcoût de l'industrie laitière
Lien vers un article de Bastamag sur les coûts indirects liés à l'industrie du lait : http://www.bastamag.net/Des-prairies-au-caddie-le-prix
Dedans se trouve une petite vidéo graphique qui résume la situation : https://www.youtube.com/watch?v=47DpUwJ4ndY
13/10/2014
Il était une forêt
Ce weekend, j'ai eu la chance de pouvoir visionner le magnifique film de Luc Jacquet "Il était une forêt", en compagnie du protagoniste et botaniste Francis Hallé. Le film est disponible sur le net (https://www.youtube.com/watch?v=H2YbdWwFkt8) mais les merveilleuses images donnent pleinement sur grand écran. Le film retrace le "cycle de régénération" d'une forêt primaire, dont les présences s'amenuisent jour après jour sur Terre, de par l'exploitation humaine. Après film, Francis Hallé a insisté qu'il n'y aurait plus de forêts primaires d'ici 15-20ans, au vu de son cycle de régénération intégral (faune + flore) de 700 ans sous les tropiques à 1000 ans en Europe. Les causes et conséquences de la déforestation sont pourtant bien connues et correctement condensées ici : http://www.notre-planete.info/environnement/deforestation.php. Le botaniste était plutôt "satisfait" de la santé des forêts européennes, mais que les vrais drames se déroulent sous l'équateur.
Le film a donc été réalisé dans le but de "faire aimer ce que l'on veut protéger", si l'on reprend l'un des slogans de la Wild-Touch. Espérons qu'il fasse son bout de chemin et qu'il génère de nouvelles prises de conscience sur un mode de vie consumériste désastreux, afin de se tourner au plus vite vers toutes les alternatives que nous promouvons.
07/10/2014
Comprendre le TAFTA
Bien entendu, comprendre et discerner tous les rouages du Traité de libre-échange transatlantique qui pend au nez de tous les européens est impossible. Voici ci-dessous une vidéo simple et claire qui en explique le principal contenu : http://www.youtube.com/watch?v=-AXPpS5n_gE.
Pour aller un petit peu plus loin, un article paru dans le Diplo en novembre 2013 signé de Lori M. Wallach (Directrice de Public Citizen’s Global Trade) qui aborde le sujet de façon plus précise et complète en donnant des exemples : http://www.monde-diplomatique.fr/2013/11/WALLACH/49803.
29/09/2014
Guide du mieux vivre - la simplicité volontaire en pratique
Il y a quelque temps, je faisais l'acquisition de ce guide écrit par Christian La Grange et Benoi Lacroix aux éditions de Terran : Guide du mieux vivre - la simplicité volontaire en pratique. A travers 143 points, le livre explore les thèmes les plus courants de la vie quotidienne : maison, énergie, eau, cuisine, jardinage, etc... et met en lumière quelques astuces pour s'en débrouiller au jour le jour, de façon tout à fait concrète. Au départ, je n'avais pas nécessairement pensé à faire un article sur ce livre, mais comme il est posé dans l'entrée de la maison, les gens y jettent un œil, et bien souvent en extraient ce qui les intéresse et les passionne. Ce qui interpelle le plus, je pense, c'est la simplicité avec laquelle sont expliqués (et parfois dessinés) les modes opératoires pour faire beaucoup de choses soi-même. En feuilletant rapidement cet ouvrage, le lecteur devine sans problème ce qu'il va pouvoir essayer de faire chez lui, afin de se le réapproprié.
Par exemple, ce livre m'a donné envie de faire mon propre pain au levain naturel. Il suggère une recette et une façon de le faire très explicite. En complétant celles-ci avec quelques recherches sur le net (notamment sur http://www.mon-bio-jardin.com/cuisine-savoir-faire/faire-du-pain-au-levain-maison-52.html), j'ai pu, au bout de deux essais, avoir un pain au levain maison tout à fait correct.
C'est à mon avis ce qui plait dans ce petit guide illustré. Découvrir et explorer ce qu'on peut faire de ses mains et le réaliser sans trop de difficultés, ainsi que d'obtenir des astuces qui permettent de s'initier à la réappropriation des savoir sobres que nous avons délaissés.
27/09/2014
Billet de Benoît Thévard sur la Transition Citoyenne
Voici le lien vers un billet de Benoît Thévard sur la journée nationale de la transition citoyenne qui s'est déroulée ce jour : http://www.avenir-sans-petrole.org/2014/09/journee-nationale-de-la-transition-citoyenne.html
Malheureusement, je partage ce lien un peu tard, après avoir également participé à cette journée (un événement dans ce cadre était organisé à côté de chez moi). L'article est très bien amené et intéressant, avec la vidéo "officielle" qui dure une quinzaine de minutes que je recommande également.
Tous les autres articles publiés sur ce blog sont très instructifs, cohérents, pointus et documentés. Je vous invite à le visiter de temps à autres.
26/09/2014
Hervé Kempf dans l'émission "ça vous regarde" (LCP)
De trop courtes mais de très bonnes interventions d'Hervé Kempf - dans un débat télévisé sur la LCP intitulé "Davos : les grands de ce monde ont-ils la solution ?" - face à la mauvaise foi transpirante de ses interlocuteurs...
19/09/2014
Prendre le temps
Une fois de plus je discutais, et mon interlocuteur qui passait "en vitesse" se confia sur le rythme effréné que sa vie lui faisait subir. Quittant sa région natale pour trouver un emploi "suffisamment bien payé", il se retrouve désormais avec des semaines chargées du travail quotidien et de l'entretien de sa maison, ainsi que des weekends consacrés à la route pour retrouver amis et famille.
"Je n'ai pas le temps de profiter. Je suis tellement habitué à courir partout que lorsque je me trouve enfin chez moi avec du temps libre, j'ai l'impression de me faire chier..."
Le monde moderne mène donc là, et impose son tempo haletant. Rendre visite aux personnes que l'on aime devient une contrainte nécessitant une organisation. Et à l'occasion de bénéficier d'un peu de repos, on ne sait plus comment l'exploiter pour en jouir, sans devoir être stimulé à tout prix.
"Je n'arrive pas à apprécier les petits plaisirs. Dans ma tête, je dois avoir un bon salaire pour partir en vacances et me payer des activités. C'est là que j'ai l'impression de profiter. Je n'arrive pas à faire comme toi : prendre le temps de me balader, d'aller au marché, discuter avec les producteurs... Tout me saoule vite !"
Mais combien d'autres partagent ce sentiment ? Certains passent à côté des choses simples, celles qui font plaisir et ne coûtent rien si ce n'est du temps. On ne prend pas la peine d'arrêter le chrono pour observer et analyser ce qui nous entoure ou encore discuter de vive voix avec les gens. Chacun devrait apprendre à décélérer, histoire de profiter de notre courte vie, tout simplement...
"Je n'ai pas le temps de profiter. Je suis tellement habitué à courir partout que lorsque je me trouve enfin chez moi avec du temps libre, j'ai l'impression de me faire chier..."
Le monde moderne mène donc là, et impose son tempo haletant. Rendre visite aux personnes que l'on aime devient une contrainte nécessitant une organisation. Et à l'occasion de bénéficier d'un peu de repos, on ne sait plus comment l'exploiter pour en jouir, sans devoir être stimulé à tout prix.
"Je n'arrive pas à apprécier les petits plaisirs. Dans ma tête, je dois avoir un bon salaire pour partir en vacances et me payer des activités. C'est là que j'ai l'impression de profiter. Je n'arrive pas à faire comme toi : prendre le temps de me balader, d'aller au marché, discuter avec les producteurs... Tout me saoule vite !"
Mais combien d'autres partagent ce sentiment ? Certains passent à côté des choses simples, celles qui font plaisir et ne coûtent rien si ce n'est du temps. On ne prend pas la peine d'arrêter le chrono pour observer et analyser ce qui nous entoure ou encore discuter de vive voix avec les gens. Chacun devrait apprendre à décélérer, histoire de profiter de notre courte vie, tout simplement...
09/09/2014
Goodbye, démocratie ?
J'ai pu récemment visionner "Goodbye, Lenin !" de Wolfgang Becker sorti en 2003 (lien https://www.youtube.com/watch?v=cV_c4YmJsoc choix des sous-titres possibles). A la fois truffé d'humour et présentant les faits, ce film retrace sur le fond la fin du communisme (en particulier le moment de la réunification Allemande) et l'arrivée victorieuse du capitalisme en RDA. Pas de parti pris, la critique des deux idéologies est mesurée et bien faite, autant pour le communisme "étatique" que pour le capitalisme.
Sauf qu’aujourd’hui, le capitalisme est la doctrine bien-pensante qui couvre la quasi totalité de la surface de la Terre, conduisant avec échec aux crises économiques, sociales et environnementales que nous vivons actuellement. Le capitalisme (et le communisme) n'ont pas su anticiper le "début de la fin" du pétrole bon marché et la raréfication de multiples ressources (autres énergies et métaux par exemple), chacun ayant utilisé à sa façon le productivisme comme moteur. Revoir en profondeur la façon dont nous vivons n'est pas vraiment la priorité de l'oligarchie bien en place qui tient les manettes.
Sous cet angle, quelles sont les solutions qui s'offrent à nous ? La revue S!lence de septembre 2014 (n°426) aborde les autres formes de démocratie, où les citoyens semblent plus impliqués, sollicités dans les projets. Là encore, un long chemin reste à parcourir devant les inconvénients contre lesquels chaque initiative doit faire face (exemples de la revue : tirage au sort en Islande, démocratie directe en Suisse, rotation des mandats à Saint-Nazaire).
D'autres peuples se sont essayés à vivre de façon radicalement différente, c'est le cas des zapatistes dans le Chiapas mexicain (lire le livre de Guillaume Goutte : Tout pour tous, l'expérience zapatiste, une alternative concrète au capitalisme, 2014 ed Libertalia). Ayant eu recours à la violence suite au refus d'appliquer les accords de libre-échange de l'ALENA (Accord de Libre Echange Nord Atlantique), ces sud-américains n'ont pas subi les lois qui leur étaient depuis imposées. Ils avaient vu que cet accord tuerait l'agriculture du maïs, aliment de base au Mexique, et que le maïs américain hyper-subventionné inonderai leur pays (voir à ce sujet le documentaire de Marie-Monique Robin "les déportés du libre-échange" lien https://www.youtube.com/watch?v=tG89P8II0cA). Bien que le passage aux armes paraisse de trop, les zapatistes ont expérimenté depuis 20 ans une autre façon de vivre et de décider, à la manière de l'autogestion. Le livre de Guillaume Goutte aborde également les axes d'amélioration dont les zapatistes sont conscients, notamment en matière de santé, de justice ou de liberté des femmes. Mais prendre les armes et devoir les garder ou même suivre ce modèle radical n'est peut-être pas applicable ici, maintenant.
Une alternative réside très certainement dans les mouvements de transition expérimentés en Irlande à Kinsale et pratiqués en Angleterre, d'abord à Totnes en 2006 sous l'impulsion de Rob Hopkins (il me reste à lire son "Manuel de transition, de la dépendance au pétrole à la résilience locale", 2010). Dans ce concept, les citoyens prennent les choses en main, se réapproprient la monnaie (locale), les espaces communs, l'énergie, la nourriture à travers la permaculture, etc... Le pouvoir de faire les choses est réel et n'est plus uniquement le bon vouloir des technocrates bien trop éloignés du terrain (lire l'article "démocratie et citoyenneté à l'heure du gigantisme" dans le n°246 de S!lence). En effet, plus la structure démocratique s'élargit, moins elle est au fait de la réalité. L'avantage de "vivre" la transition est que tous les citoyens en tirent un bénéfice par l'implication. Devenir acteur et observer des résultats concrets rapidement à l'échelle locale change tout. C'est une vraie révolution "par le bas" qui se déroule de façon apolitique, en constatant avec bon sens que certaines issues ne sont pas viables maintenant, et encore moins pour les générations futures.
Alors, quel modèle pour demain ? Quel est celui qui nous inspire ? On continue à foncer dans le mur avec le capitalisme ? On revit le communisme et l'omniprésence de l'Etat ? On met tous un passe-montagne et on devient zapatistes ? On initie la transition citoyenne ? En tout cas, de petites révolutions devront naître localement afin d'ériger une nouvelle façon de vivre qui nous convienne, mais laquelle ? C'est une démarche individuelle, chacun doit y répondre par la prise de conscience et l'implication. Qu'elle soit associative ou dans des luttes (sociales, écologiques, etc...) ; par le boycott de ce qu'on ne souhaite plus voir ; par l'utilisation de monnaies locales ou en changeant de banque ; en faisant le choix de moins se déplacer, de ne plus utiliser la voiture mais le vélo ou les transports en commun ; en se lançant dans la permaculture, le potager ou en rejoignant une AMAP ; en apprenant à connaître et à partager avec ceux qui nous entourent. Car c'est par le bas et main dans la main que viendront s'ajouter à toutes celles déjà présentes, les initiatives qui animeront le monde de demain.
04/09/2014
L'urgence de ralentir
Encore un bon documentaire : "l'urgence de ralentir" dont voici le lien https://www.youtube.com/watch?v=nfvbPITaaTE
Commençant par remettre en cause notre système économique s'engouffrant dans la course à la vitesse, le documentaire explore ensuite de multiples alternatives à ce rouleau compresseur qui finira par tout broyer. De nombreux intervenants s'y expriment dont Hervé Kempf ou encore Rob Hopkins, aux écrits très intéressants si on veut aller un peu plus loin.
Commençant par remettre en cause notre système économique s'engouffrant dans la course à la vitesse, le documentaire explore ensuite de multiples alternatives à ce rouleau compresseur qui finira par tout broyer. De nombreux intervenants s'y expriment dont Hervé Kempf ou encore Rob Hopkins, aux écrits très intéressants si on veut aller un peu plus loin.
01/09/2014
Les prêtres sots de la croissance morte - Edito de rentrée sur Reporterre
Le lien vers l'édito de rentrée sur Reporterre.net, rédigé par Hervé Kempf :
http://www.reporterre.net/spip.php?article6240
http://www.reporterre.net/spip.php?article6240
Le lucide journaliste nous rappelle que tout reste encore à faire si l'on veut changer les choses.
Hervé Kempf est par ailleurs l'auteur de l'essai "l'oligarchie ça suffit, vive la démocratie" paru en janvier 2013 et que je conseille fortement.
31/08/2014
Une autre histoire des "Trente Glorieuses"
Je viens d'achever ce livre, intitulé Une autre histoire des "Trente Glorieuses", essai collectif sous la direction de Céline Pessis, Sezin Topçu et Christophe Bonneuil avec pour sous-titre "Modernisation, contestations et pollutions dans la France d'après-guerre" sorti en 2013 aux éditions "La Découverte".
L'ouvrage retrace dans une première partie comment "modernité" et "progrès" ont travaillé leur discours par le biais d'économistes (dont le notable Jean Fourastié) en invoquant une "pauvreté millénaire de la vie végétative traditionnelle" qu'il fallait délaisser contre l'idéologie productiviste et la technique. Le livre contient également de nombreux détails sur le déploiement de la France nucléarisée (civile et militaire), qui n'aurait pu être sans ses relations privilégiées avec certains pays d'Afrique (Niger, Gabon, Madagascar). La pollution radioactive, ses dégâts sur la santé et l'art de les masquer y sont par ailleurs abordés.
Dans une seconde partie, le manuscrit évoque les premiers contestataires de ce système tels que les situationnistes (dont Guy Debord), les premières alertes de Bernard Charbonneau ou encore de Jacques Ellul ; et comment ces discours sont finalement restés marginaux. Les dégâts environnementaux sont aussi abordés, notamment sur l'air ou sur les rivières qui ont été un "mal nécessaire" à l'avènement du progrès.
Bien que certains passages méritent une attention particulière pour être bien intégrés, je ne peux que vous conseiller ce livre.
21/08/2014
Funestes vautours
Il y a bien longtemps que je n'avais pas publié quelques vers, mais les fonds vautours sévissant en Argentine m'ont un peu inspiré...
Si funestes vautours survolant les nations
Attendant l'échec en macabres tourbillons
Pas d'autre volonté que de voir s'effondrer
Sur un sol poussiéreux la proie déjà blessée
Le vol des charognards ici dans les deux sens
Dessinant dans le ciel la tournoyante danse
Qui un jour on le sait prendra place bientôt
Au sensuel contact qu'on appelle tango
19/08/2014
Le bluff du monnayeur automatique
C'est par hasard que je me suis retrouvé dans une boulangerie équipée d'un monnayeur automatique. Le principe est simple : c'est le client qui introduit ses pièces dans l'appareil et qui reçoit la monnaie, tel un horodateur.
Les entreprises vendant ces appareils vantent un gain de temps accru pour les clients, une hygiène augmentée, une "amélioration des conditions de travail du personnel" car les "vendeuses n'ont plus à compter", et bien entendu une sécurisation de la monnaie qui tombe directement dans un coffre fort.
Tout cet argumentaire semble bien huilé pour conquérir au mieux tous les commerces de proximité. Malheureusement "perdre du temps" dans une boulangerie paraît quelque peu grotesque, car c'est l'échange, la discussion, le lien social créé avec le boulanger, la vendeuse ou d'autres clients que l'on vient chercher. Installez des distributeurs automatiques de pains ultra rapides et vous verrez que les gens ne les utiliseront pas !
L'argument de l'hygiène est là encore une supercherie car le pain transite bien d'une main à une autre. De plus, nous savons bien qu'aujourd'hui nous avons trop aseptisé, ce qui a engendré des organismes plus fragiles (les microbes stimulent le système immunitaire).
Quant à l'amélioration des conditions de travail, là encore je reste coi. L'appareil ne changera pas les relations humaines (bonnes comme mauvaises) qu'il peut exister entre les vendeuses et leurs patrons, ainsi qu'avec les clients désagréables. Ils seront toujours là ! En réalité, la machine prend à nouveau la place de l'homme qui laisse son cerveau sans réflexion, en quoi cela l'épanouit-il ? Et le but ultime certainement de remplacer le personnel existant par cet appareil. Par exemple, au lieu de deux vendeuses, on peut imaginer le remplacement d'une par cet engin tout en conservant la seconde. Ce qui génère du bénéfice pour le gérant, et du chômage (comme pour tout travail manuel autrefois réalisé par les hommes maintenant effectué par les machines, sans pour autant augmenter le nombre de personnes actives puisque le chômage ne fait toujours qu'augmenter). Pour contrecarrer à nouveau ce point et pour faire transition sur le suivant, ces machines occasionnent soit un achat de 25000€, soit une location de 5400€ à l'année. Autant dire que des erreurs de caisse aussi grosses paraissent aberrantes. Le gérant se serait déjà séparé d'un tel personnel.
Pour terminer, le vol de la caisse n'est ici plus envisageable (ce qui devient psychologiquement difficile lorsque cela arrive à une vendeuse, bien entendu), mais même lorsque c'est le cas (parlons uniquement de la somme dans la caisse qui est dérobée), je me demande bien qui est le voleur au vu du coût que cette machine représente.
Encore une fois, il s'agit d'équiper les boulangeries les plus grosses. Celles qui font le plus de bénéfice pour leur donner un aspect "sécurisant" au détriment des plus petites, celles des artisans, par tout un processus de marketing bien en place, sans compter la propagande télévisuelle journalière alimentant la peur de la moindre sortie de chez soi. C'est ce qui s'appelle surfer sur la vague de la peur.
10/08/2014
A bicyclette...
Dans mon aspiration à essayer de vivre selon mes convictions, je cherche à privilégier le vélo lors des petits trajets. Par exemple, pour me rendre aux marchés ou en ville (de 6 à 26km aller/retour). Prendre la route en vélo devient pour moi un plaisir de plus en plus certain. C’est se nourrir des bonjours des gens, discuter 2 minutes lors d'un arrêt, prendre le temps de contempler les saisons qui se relaient, ou encore se poser n'importe où à n'importe quel moment, ce qui donne une sensation émancipatrice de la voiture. On se rend compte du cloisonnement et de l’individualisme provoqué par l’automobile (sans compter les autres désavantages liés à la pollution, le coût et l'entretien, la dépendance au pétrole, etc...). Un sentiment naissant de liberté.
Le réel problème quant à l’utilisation du vélo est de devoir partager la voirie avec les automobilistes qui ne sont malheureusement pas tous respectueux de la présence des deux roues non motorisées. Il y a bien entendu les voies « vertes » sécurisées qui sont plus agréables, mais j'ai la sensation de gêner lorsqu’il m'est obligé d’emprunter les grands axes. A plusieurs reprises il m'est arrivé que des bolides me frôlent... Le casque est donc nécessaire.
Au moment des vacances, nous avons décidé de partir beaucoup moins loin et de n’utiliser que le vélo comme mode de transport une fois sur place (avec un enfant en bas âge nous avons tout de même choisi la voiture pour nous rendre à l’endroit souhaité). Nous sortions les bicyclettes au minimum 10 à 20km par jour, avec deux grandes journées de 30 à 40km. Physiquement, nous n’étions pas lessivés à la fin de la semaine, sans pour autant être très sportifs. Ce mode de déplacement en vacances est donc accessible à bien plus de personnes qu’on ne le pense, où chacun va à son rythme (souvent en balade) en profitant pleinement du temps (horaire et météorologique) et des trajets que l’on optimise.
Au delà du plaisir procuré par ce type de déplacement, je suis persuadé qu'il va connaître un nouvel essor, et que bien des personnes se tourneront vers lui. Je vous laisse en lien vers le site de carfree (http://carfree.fr/), prônant un mode de vie sans voiture, ainsi qu'un lien vers les véloroutes et voies vertes de France af3v (http://www.af3v.org/).
(toutes les photos proviennent des alentours de Saint-Vaast-la-Hougue)
29/07/2014
Obsolescence programmée ?
Mon lave-vaisselle tombe en panne 3 mois seulement après la garantie constructeur de 2 ans. Cela me remémore un reportage sur l'obsolescence programmée...
https://www.youtube.com/watch?v=0VwCPQ7iLwc
https://www.youtube.com/watch?v=0VwCPQ7iLwc
21/07/2014
Un texte d'André Gorz et un autre de Fred Vargas
Reporterre publie un texte d'André Gorz paru en 1974, "leur écologie et la nôtre", où il anticipe la récupération de l'écologie par le capitalisme (par exemple dans le Greenwashing, le développement durable, la croissance verte, etc...).
Voici le lien :
Et un beau texte percutant de Fred Vargas de novembre 2008, un appel au sauvetage de la planète. "La troisième révolution" :
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