27/08/2009

L'espoir

L’espoir n’est-il pas à double tranchant ?

Lorsqu’il est vécu par le corps tout entier, il nous aide à conserver l’optimisme face aux situations délicates. Là, il faut parler de véritable espoir, pas du « j’y crois, mais sans plus » ; celui qui prend aux tripes, auquel on attache une importance capitale. Dès que cet espoir est anéanti, l’échec n’est-il pas d’autant plus grand ? Car une partie de nous-même accepte qu’on réussisse, et le désarroi naissant nous terrifie.

Alors, qu’a-t-on gagné à espérer si ce n’est qu’une rêverie qui finit par vous cogner la tête contre la réalité ?

Mais, tout de même, j’espère…

10/08/2009

Dans dix ans ?

Ces liens imputrescibles
De plus d’une décennie
Assurent à nos vies
Qu’elles resteront miscibles.
u
Même si on compte moins
D’entrevues dans le temps,
Le feu en nous brûlant
Sera plus grand demain.

Amis ! Nulle détresse,
Nul besoin de promesses,
Nous connaissons l’union.

Amis ! Nulle jérémiade,
Nul besoin de parades,
Nous sommes en fusion
.

26/06/2009

A tes côtés

A tes côtés les couleurs sont vives,
Les fleurs s’épanouissent
Eclatant mes pupilles.

A tes côtés pullulent mes missives,
De feux d’artifices,
De bulles qui pétillent.

A tes côtés le terne se ravive,
Se referment cicatrices,
Et le mate brille.

A tes côtés je souhaite rester,
Ecourtant le temps
Où nous sommes séparés.

A tes côtés je vis au présent,
Bercé de gaieté,
Ecourtant le temps.

15/06/2009

Rions !

Rions !
Rions jusqu’à ne plus en pouvoir,
Rions pour chasser le désespoir.

Rions, donc !
Jusqu’à en devenir idiots,
Jusqu’à verser des gouttes d’eau.

Rions encore !
Rions plus fort !
Communiquons comme un accord.
Le temps presse avant de ne plus le faire,
Rions bien fort et soyons-en fiers !

30/05/2009

A travers l'écran


Ils s’injurient sous vos yeux
En visant le profit,
Et vous ne faites mieux
Que prendre partie.

Ce tableau facétieux
Monté de toutes pièces
Ne convoite que curieux,
Attachant à sa laisse

Votre cou allongé
S’approchant de l’écran,
Pour voir de plus prêt,
Plus inintéressant.


Photo : Raph

04/05/2009

Eternel insatisfait

Eternellement insatisfait tu ne te rends pas compte
Que d’autres t’envient, mais tu n’en as pas honte.
Connaîtras-tu un jour le réel bonheur ?
Celui qui pourra enlever tes rancœurs,

Elles qui s’acharnent sur tout et sur rien,
Qui prennent l’innocent et le traitent en vaurien.
Satisfaction dans ton ego démesuré,
D’écraser plus que l’autre, le contempler blessé.

Si tu lis ces lignes, un jour je le crains,
Que tu fasses de moi un nouveau gagne-pain
En voulant montrer que tu es supérieur,
Oui tu l’es, c’est vrai, dans tes piètres valeurs.

21/04/2009

Affrontements


La haine se lance
En morceaux de pavé
Sur la garde qui s’élance
Maintenant trop gavée…

La haine matraque
A grand coup de trique,
De pieds ou de claques,
Le lanceur héroïque…

Les haines s’unissent,
S’affrontant sans arrêt
Révoltés et police :
Complices sans paix.

04/04/2009

Vous me rendez meilleur

Donnez-moi vos valeurs
Absorbées comme éponge,
Me rendant bien meilleur
Que borné qui se ronge.

Qualités en vous-même
Introuvables en mon être
Seront aussi les miennes,
Si je peux me permettre

De maîtriser un art,
Aucunement le mien,
Et sera nouvelle arme
Dans la quête de mon bien.

20/03/2009

Celle qui profite de la vie

Laissez-là danser,
Laissez-là vivre comme elle le sent
Car c’est elle qui a raison.

Laissez-là profiter pleinement
Et taisez-vous à l’unisson.

Enfantine ou non,
Vos pensées sont inutiles
Et elle n’en fera rien

Enfantine, et alors ?
Jamais le mal
N’est dans ses mains.

Taisez-vous donc et tournez-vous
Au lieu de critiquer celle qui
A tout compris en ce bas monde
En profitant de la vie.

Occupez-vous de la votre
Et comptez vos billets
Elle n’a pas honte de ses valeurs
Que vous tentez de fusiller.

Je la regarde danser
Et me moque bien de votre avis.
Elle est belle, celle qui,
Profite de la vie.

09/03/2009

Extraits de sol


Terres,
Argiles ou calcaires
Accueillant ces

Vignes,
Aux longues racines,
Nous offrant ce

Raisin,
Gorgé de tanins,
Transformé en

Vin…
Enfin.

Des arômes panachés,
Des couleurs, des nectars.
A chaque palais
Il est un pinard !

04/02/2009

Il me rêve de l'écrire

Imprégné de musique,
Il me rêve de l’écrire,
Il me rêve de la jouer,
Il me rêve de la dire.

Emprunté d’une technique
Incapable d’éblouir,
Je ne fais qu’essayer
Sans jamais la construire.

Ces faux-pas maladroits
Ne seront jamais plus
Que faux-pas maladroits ;
Il me rêve de faire plus.

Si par quelque hasard
Me vient une mélodie,
Je réalise, blafard,
Qu’on l’a déjà écrite.

Mais je reste imprégné
Et ne fais que l’aimer.
Il me rêve de l’écrire,
Il me rêve de la jouer.

23/01/2009

Une colombe en linceul (I’m Jim Morisson I’m dead – Mogwai)

Par amour du pays
Il ploya sous le faix
Et offrit sa vie
Pour étendre la paix.

Lutter pour le bien,
Anéantir le mal.
En pensant au prochain
Il couru vers les balles.

Il ne fut pas le seul
A choisir son destin
Jusqu’à même son linceul :
Une colombe en dessin.

Photo : Raph


24/12/2008

Sur l'écorce (sur Babe I'm gonna leave you - Led Zeppelin)

Sous le beau, vous gravez l'écorce
De cet amour jeune et frêle,
Mais aurez-vous dont la force
D'y retourner un jour de grêle ?

13/12/2008

Le plus (sur Pat Metheny quartet)


Le plus grand des désirs :
Retrouver ton sourire.
Il relève le mien
Quand je te vois au loin.

Le plus radieux :
Se plonger dans tes yeux.
Pupilles qui pétillent,
Etoiles qui scintillent.

Le plus craquant :
Ton rire éclatant.
Joie de vivre infinie,
Harmonieuse mélodie.

Le plus égrillard :
Se plonger dans le noir
Et sentir tes doigts
Glisser sur moi.

06/12/2008

Diffuse la lumière (sur Music for the last temptation of Christ – Peter Gabriel)


Laisse entrer l’intense lueur,
Laisse-là se diffuser à sa guise,
Ressource-toi de cette chaleur,
Et que jamais elle ne s’épuise.

Cette source reste éternelle
Mère de toutes les vies.
Sans elle, sans l’étincelle,
Nous ne serions ici.

Je te prie, laisse-là venir,
Laisse se dorer ta peau livide,
Tes pâleurs et nuits sans rires,
Seront couleurs et jours avides.

15/11/2008

En Ré


Au milieu des vignes
Les cycles se promènent,
S’arrêtent pour ces cygnes
Qui aux côtes se baignent.

Le long des maisons blanches
Aux volets peints de vert,
Elle seule s’épanche :
La rose trémière.

Tristement sous l’assaut
De riches saisonniers,
Des villages sont clos
En dehors de l’Eté.

Mais au fil des saisons
La nature sauvage
En émancipation
Se moque de ces passages.

Dans mon dos, c’est en Ré,
Lors d’un succin exile
Qu'un esprit libéré
De l'île jubile.

10/11/2008

Bonjour



A ces réveils d’amour
Je leur souhaite « bonjour ».
Bienvenue dans ma vie,
Je ne suis que ravi.

Ils enchantent mes matins,
Les petits déjeuner,
Ces sourires si fins
Qui hument le café.

Il me tarde de les voir
Des matins jusqu’aux soirs
En ces jours de repos,
Folâtres comme ados.

20/10/2008

Quel est le votre ? (sur Me and my guitar - Tommy Castro)


Plaquée contre moi
Je caresse ton bois,
Puis fait vibrer
Tes cordes d’acier,
De l’ouïe s’en va
Ce son que je bois,
Sans me lasser,
Je ne fais qu’apprécier.

Ô plaisir vibratoire, continue d’osciller,
Mes oreilles te captent, m’imprégnant tout entier.
Instrument à cordes choisi parmis d’autres,
Celui-ci est mien, avez-vous trouvé le votre ?
Photo : Zebulon
Retouches : Mendo Solo

04/10/2008

L'un contre l'autre (sur Là-bas - J-J. Goldman)


L’un contre l’autre
Les esprits s’en vont.
L’un contre l’autre
Par delà l’horizon.

Les âmes éclairent en retrait
Les corps qu’elles ont abandonnés
Enlacés au creux des galets,
Juste le temps de s’évader.
Photo : Raph

24/09/2008

Un réveil au miel (sur le jour s'est levé - Téléphone)

Le jour évite les volets, passant au travers,
Apportant ses rayons d’une faible lumière.
Ce matin, embrumé par le peu de sommeil,
Je contemple ton dos d’une couleur miel.

En son bas une empreinte dont te gâte la nature,
En son haut les traits noirs d’une fine chevelure
Masquant ton visage et ses yeux toujours clos,
Voyageant dans tes rêves en ce réel tableau.

Accrochée à l’oreiller qui te berce,
Les membres inertes sous ce soleil qui perce,
Apaisante douceur auréolant ton corps
Que je désire serrer encore et encore.