23/01/2009

Une colombe en linceul (I’m Jim Morisson I’m dead – Mogwai)

Par amour du pays
Il ploya sous le faix
Et offrit sa vie
Pour étendre la paix.

Lutter pour le bien,
Anéantir le mal.
En pensant au prochain
Il couru vers les balles.

Il ne fut pas le seul
A choisir son destin
Jusqu’à même son linceul :
Une colombe en dessin.

Photo : Raph


24/12/2008

Sur l'écorce (sur Babe I'm gonna leave you - Led Zeppelin)

Sous le beau, vous gravez l'écorce
De cet amour jeune et frêle,
Mais aurez-vous dont la force
D'y retourner un jour de grêle ?

13/12/2008

Le plus (sur Pat Metheny quartet)


Le plus grand des désirs :
Retrouver ton sourire.
Il relève le mien
Quand je te vois au loin.

Le plus radieux :
Se plonger dans tes yeux.
Pupilles qui pétillent,
Etoiles qui scintillent.

Le plus craquant :
Ton rire éclatant.
Joie de vivre infinie,
Harmonieuse mélodie.

Le plus égrillard :
Se plonger dans le noir
Et sentir tes doigts
Glisser sur moi.

06/12/2008

Diffuse la lumière (sur Music for the last temptation of Christ – Peter Gabriel)


Laisse entrer l’intense lueur,
Laisse-là se diffuser à sa guise,
Ressource-toi de cette chaleur,
Et que jamais elle ne s’épuise.

Cette source reste éternelle
Mère de toutes les vies.
Sans elle, sans l’étincelle,
Nous ne serions ici.

Je te prie, laisse-là venir,
Laisse se dorer ta peau livide,
Tes pâleurs et nuits sans rires,
Seront couleurs et jours avides.

15/11/2008

En Ré


Au milieu des vignes
Les cycles se promènent,
S’arrêtent pour ces cygnes
Qui aux côtes se baignent.

Le long des maisons blanches
Aux volets peints de vert,
Elle seule s’épanche :
La rose trémière.

Tristement sous l’assaut
De riches saisonniers,
Des villages sont clos
En dehors de l’Eté.

Mais au fil des saisons
La nature sauvage
En émancipation
Se moque de ces passages.

Dans mon dos, c’est en Ré,
Lors d’un succin exile
Qu'un esprit libéré
De l'île jubile.

10/11/2008

Bonjour



A ces réveils d’amour
Je leur souhaite « bonjour ».
Bienvenue dans ma vie,
Je ne suis que ravi.

Ils enchantent mes matins,
Les petits déjeuner,
Ces sourires si fins
Qui hument le café.

Il me tarde de les voir
Des matins jusqu’aux soirs
En ces jours de repos,
Folâtres comme ados.

20/10/2008

Quel est le votre ? (sur Me and my guitar - Tommy Castro)


Plaquée contre moi
Je caresse ton bois,
Puis fait vibrer
Tes cordes d’acier,
De l’ouïe s’en va
Ce son que je bois,
Sans me lasser,
Je ne fais qu’apprécier.

Ô plaisir vibratoire, continue d’osciller,
Mes oreilles te captent, m’imprégnant tout entier.
Instrument à cordes choisi parmis d’autres,
Celui-ci est mien, avez-vous trouvé le votre ?
Photo : Zebulon
Retouches : Mendo Solo

04/10/2008

L'un contre l'autre (sur Là-bas - J-J. Goldman)


L’un contre l’autre
Les esprits s’en vont.
L’un contre l’autre
Par delà l’horizon.

Les âmes éclairent en retrait
Les corps qu’elles ont abandonnés
Enlacés au creux des galets,
Juste le temps de s’évader.
Photo : Raph

24/09/2008

Un réveil au miel (sur le jour s'est levé - Téléphone)

Le jour évite les volets, passant au travers,
Apportant ses rayons d’une faible lumière.
Ce matin, embrumé par le peu de sommeil,
Je contemple ton dos d’une couleur miel.

En son bas une empreinte dont te gâte la nature,
En son haut les traits noirs d’une fine chevelure
Masquant ton visage et ses yeux toujours clos,
Voyageant dans tes rêves en ce réel tableau.

Accrochée à l’oreiller qui te berce,
Les membres inertes sous ce soleil qui perce,
Apaisante douceur auréolant ton corps
Que je désire serrer encore et encore.

17/09/2008

Cheminer sous une autre étoile (sur It is time for a love revolution - Lenny Kravitz)


Les yeux levés au ciel mouillés d’espoir, ils attendent un signe, un geste de Ta part. Tournés vers Toi, criant leurs oraisons, ils voudraient que leurs misères s’effacent. Alors, Tu éclaires le chemin, celui que tu voudrais qu’ils empruntent, où l’Amour absolu est éternel, abandonnant le matérialiste dès la marche entamée.

« Ils ne le comprennent pas et T’implorent
De leur accorder uniquement l’or,
Tandis que ce chemin menant à Ta vie,
D’amour universel est plus que remplie… »
Photo : Raph
Retouches : Mendo Solo

06/09/2008

Musique d'Afrique (sur Ali Farka Touré)

De poussière et d’herbe défraîchie,
Ta chaleur alourdissant la sécheresse
Fait traîner les pieds et la vie
Sans jamais être de la paresse.

Que les chants et les cœurs
Remplis d’une joie mirifique
Recouvrent ta grandeur,
Ô contient d’Afrique.

01/09/2008

A Cookie (sur Mirza - Léo Ferrer)


Petit être à quatre pattes
Haut de quelques centimètres
Glissant gaiement sur les lattes
Du parquet de tes maîtres

Que tu suis sans te lasser,
L’œil toujours attentif
Lorgnant la balle qu’on va lancer
Montrant à tous que tu es vif.

Ton esprit très enjoué
Ravive tes yeux amendes
Sur une couleur chocolatée
Aux quelques reflets cendres.

Les enfants quittant la planque
De ceux qui te nourrissent,
Tu viens combler ce manque
Par les mains qui te lissent.

22/08/2008

A la joie ! (sur Minor Swing - Django Reinhardt)

A tous ces brins de folie
Egayant l’aventure,
Je les expose, les brandis,
Les mets en devanture.

Afin que s’éternise
Et se répande l’Heureux,
Je te tends le calice.
Bois de ce liquoreux !

15/08/2008

L'impassible plume (sur des visages des figures - Noir Désir)

On ne force pas la plume
A cracher sur le papier
Un jet d’encre d’amertume
S’il n’est pas transcendé.

On n’oblige feuille blanche
A devenir noircie
D’un contenu étanche ;
Impassible poésie.

Que ces mots en ces vers
Me viennent du cœur,
Et que doux ou sévères
Les exhale de demeure.

09/08/2008

En manque d'effluves (sur Viva la vida - Coldplay)

Je m’allonge dans ces draps
Emanant tes effluves,
Me remémore nos ébats ;
Notre alcôve une étuve.

Ta présence est virtuelle,
Le manque croissant,
T’imaginant si belle
Sous le soleil catalan.

Ton retour attendu
Ce, dès le départ,
Assure cette étendue :
Ton cœur mon étendard.

31/07/2008

Ô feu ! (sur le grand incendie - Noir désir)


Tes langues bifides lèchent la matière,
Ta rouge bouche n’offre aucune échappatoire.
Tu mâches, te réchauffes, puis tu digères
En tas fumant ton impassible victoire.
Photo : Raph
Retouches : Mendo Solo

25/07/2008

Le don du trèfle (sur Mutefish)

Tes rues amassent la foule,
S’agglutinant à la musique,
Mêlée à ce breuvage qui saoule
Et qui te rend si fantastique.

Ici ton peuple l’a dans le sang,
L’écoute, la joue en permanence.
Est-ce une culture des sons, du sens ?
Ou la sent-il dès sa naissance ?

Ajoutons que tu la conserves,
Tu la rends libre et accessible ;
Vivante, sans aucune trêve
Dans les yeux gais de ses disciples

Mangeant grâce aux tourneries
Qu’ils diffusent en ton sein,
Que les passants gratifient
D’une pièce, d’un geste de la main.

Ces rythmes, ces danses,
En toi-même, adorés.
Elle y vibre et elle est dense,
Ville au trèfle arboré.

20/07/2008

Mon frère (sur la B.O. de O'Brother)

Mon frère,
Ton sang coule dans mes veines
Et nos voix sont les mêmes.

Mon frère,
Nos physiques nous diffèrent
Mais nos cœurs interfèrent.

Mon frère,
Ta haine était la mienne
Lorsqu’ils t’ont approchés ;
Un bonheur en tandem
Aux victoires empochées.

Mon frère,
L’un ne fait pas l’autre
Pourtant tu le ressens,
Cette musique est la nôtre
Et ce rythme incessant.

Mon frère,
Nos pères se déchirant
Par l’argent, s’évitant
Ne connaissent ce sentiment
Nous unissant, nous attirant.

Mon frère,
Je te retrouve de nouveau
Rapprochés par mon fardeau.

Mon frère,
Ta générosité devient mienne,
Ma raison devient la tienne.

Etienne,
Ne commettons jamais l’erreur
Conduisant à la rancœur
Qui fait que notre père
Ne sait ce qu’est un frère.

04/07/2008

Le verrou (sur Pleasure - Morley)

Le verrou pourra-t-il sauter ?
Arriveras-tu à le crocheter ?
Ce que tu aperçois par la fente
N’est qu’autre âme qui te hante.

Es-tu donc prêt à partir ?
A tenter destin qui t’attire ?
Oublier pressions inconscientes
Qui empêchent l’entreprenante

Prise de pouvoir sur soi-même.
Contrôle total d’un emblème
Que tu sauras brandir au cas où,
Tu auras fait sauter ce verrou.

Photo : Raph

27/06/2008

Les épis de blé (sur Still wonder - Jonny Lang)

Les épis de blé se souviennent encore
De ces rires et de ces corps,
Qu’ils virent jouer à leurs côtés
A des délires envoûtés.

Escapade quasi nocturne
Sous ce croissant de lune,
Et ces épis à peine dorés
Qu’aujourd’hui je vais adorer.