21/08/2014

Funestes vautours

Il y a bien longtemps que je n'avais pas publié quelques vers, mais les fonds vautours sévissant en Argentine m'ont un peu inspiré...

Si funestes vautours survolant les nations
Attendant l'échec en macabres tourbillons
Pas d'autre volonté que de voir s'effondrer
Sur un sol poussiéreux la proie déjà blessée

Le vol des charognards ici dans les deux sens
Dessinant dans le ciel la tournoyante danse
Qui un jour on le sait prendra place bientôt
Au sensuel contact qu'on appelle tango

19/08/2014

Le bluff du monnayeur automatique

C'est par hasard que je me suis retrouvé dans une boulangerie équipée d'un monnayeur automatique. Le principe est simple : c'est le client qui introduit ses pièces dans l'appareil et qui reçoit la monnaie, tel un horodateur.
Les entreprises vendant ces appareils vantent un gain de temps accru pour les clients, une hygiène augmentée, une "amélioration des conditions de travail du personnel" car les "vendeuses n'ont plus à compter", et bien entendu une sécurisation de la monnaie qui tombe directement dans un coffre fort.
Tout cet argumentaire semble bien huilé pour conquérir au mieux tous les commerces de proximité. Malheureusement "perdre du temps" dans une boulangerie paraît quelque peu grotesque, car c'est l'échange, la discussion, le lien social créé avec le boulanger, la vendeuse ou d'autres clients que l'on vient chercher. Installez des distributeurs automatiques de pains ultra rapides et vous verrez que les gens ne les utiliseront pas !
L'argument de l'hygiène est là encore une supercherie car le pain transite bien d'une main à une autre. De plus, nous savons bien qu'aujourd'hui nous avons trop aseptisé, ce qui a engendré des organismes plus fragiles (les microbes stimulent le système immunitaire).
Quant à l'amélioration des conditions de travail, là encore je reste coi. L'appareil ne changera pas les relations humaines (bonnes comme mauvaises) qu'il peut exister entre les vendeuses et leurs patrons, ainsi qu'avec les clients désagréables. Ils seront toujours là ! En réalité, la machine prend à nouveau la place de l'homme qui laisse son cerveau sans réflexion, en quoi cela l'épanouit-il ? Et le but ultime certainement de remplacer le personnel existant par cet appareil. Par exemple, au lieu de deux vendeuses, on peut imaginer le remplacement d'une par cet engin tout en conservant la seconde. Ce qui génère du bénéfice pour le gérant, et du chômage (comme pour tout travail manuel autrefois réalisé par les hommes maintenant effectué par les machines, sans pour autant augmenter le nombre de personnes actives puisque le chômage ne fait toujours qu'augmenter). Pour contrecarrer à nouveau ce point et pour faire transition sur le suivant, ces machines occasionnent soit un achat de 25000€, soit une location de 5400€ à l'année. Autant dire que des erreurs de caisse aussi grosses paraissent aberrantes. Le gérant se serait déjà séparé d'un tel personnel.
Pour terminer, le vol de la caisse n'est ici plus envisageable (ce qui devient psychologiquement difficile lorsque cela arrive à une vendeuse, bien entendu), mais même lorsque c'est le cas (parlons uniquement de la somme dans la caisse qui est dérobée), je me demande bien qui est le voleur au vu du coût que cette machine représente.
Encore une fois, il s'agit d'équiper les boulangeries les plus grosses. Celles qui font le plus de bénéfice pour leur donner un aspect "sécurisant" au détriment des plus petites, celles des artisans, par tout un processus de marketing bien en place, sans compter la propagande télévisuelle journalière alimentant la peur de la moindre sortie de chez soi. C'est ce qui s'appelle surfer sur la vague de la peur.

10/08/2014

A bicyclette...

Dans mon aspiration à essayer de vivre selon mes convictions, je cherche à privilégier le vélo lors des petits trajets. Par exemple, pour me rendre aux marchés ou en ville (de 6 à 26km aller/retour). Prendre la route en vélo devient pour moi un plaisir de plus en plus certain. C’est se nourrir des bonjours des gens, discuter 2 minutes lors d'un arrêt, prendre le temps de contempler les saisons qui se relaient, ou encore se poser n'importe où à n'importe quel moment, ce qui donne une sensation émancipatrice de la voiture. On se rend compte du cloisonnement et de l’individualisme provoqué par l’automobile (sans compter les autres désavantages liés à la pollution, le coût et l'entretien, la dépendance au pétrole, etc...). Un sentiment naissant de liberté.
Le réel problème quant à l’utilisation du vélo est de devoir partager la voirie avec les automobilistes qui ne sont malheureusement pas tous respectueux de la présence des deux roues non motorisées. Il y a bien entendu les voies « vertes » sécurisées qui sont plus agréables, mais j'ai la sensation de gêner lorsqu’il m'est obligé d’emprunter les grands axes. A plusieurs reprises il m'est arrivé que des bolides me frôlent... Le casque est donc nécessaire.
Au moment des vacances, nous avons décidé de partir beaucoup moins loin et de n’utiliser que le vélo comme mode de transport une fois sur place (avec un enfant en bas âge nous avons tout de même choisi la voiture pour nous rendre à l’endroit souhaité). Nous sortions les bicyclettes au minimum 10 à 20km par jour, avec deux grandes journées de 30 à 40km. Physiquement, nous n’étions pas lessivés à la fin de la semaine, sans pour autant être très sportifs. Ce mode de déplacement en vacances est donc accessible à bien plus de personnes qu’on ne le pense, où chacun va à son rythme (souvent en balade) en profitant pleinement du temps (horaire et météorologique) et des trajets que l’on optimise.
Au delà du plaisir procuré par ce type de déplacement, je suis persuadé qu'il va connaître un nouvel essor, et que bien des personnes se tourneront vers lui. Je vous laisse en lien vers le site de carfree (http://carfree.fr/), prônant un mode de vie sans voiture, ainsi qu'un lien vers les véloroutes et voies vertes de France af3v (http://www.af3v.org/).
(toutes les photos proviennent des alentours de Saint-Vaast-la-Hougue)

29/07/2014

Obsolescence programmée ?

Mon lave-vaisselle tombe en panne 3 mois seulement après la garantie constructeur de 2 ans. Cela me remémore un reportage sur l'obsolescence programmée...
https://www.youtube.com/watch?v=0VwCPQ7iLwc

21/07/2014

Un texte d'André Gorz et un autre de Fred Vargas

Reporterre publie un texte d'André Gorz paru en 1974, "leur écologie et la nôtre", où il anticipe la récupération de l'écologie par le capitalisme (par exemple dans le Greenwashing, le développement durable, la croissance verte, etc...).

Voici le lien :

Et un beau texte percutant de Fred Vargas de novembre 2008, un appel au sauvetage de la planète. "La troisième révolution" :

17/07/2014

Sacré Croissance !

Ce billet fait écho à un précédent du 30/06/2014 qui renvoyait à un entretien avec Marie-Monique Robin (http://mendosolo.blogspot.fr/2014/06/entretien-avec-marie-monique-robin.html).
En vue de son prochain documentaire intitulé "Sacré Croissance" qui traitera des alternatives concrètes à la croissance économique, il est possible de souscrire au projet en effectuant une avance financière (30€ : pré-achat du DVD, contribution financière à l'avancement de l'enquête et accès à des informations complémentaires).
Voici le lien pour y souscrire ! http://www.m2rfilms.com/crbst_19.html
Un autre vers le trailer du film : http://www.m2rfilms.com/crbst_33.html

30/06/2014

Entretien avec Marie-Monique Robin

Voici deux liens vers un entretien réalisé en compagnie de Marie-Monique Robin en vue de son prochain film "Sacré croissance". Toujours aussi précise et porteuse de propos étayés, la réalisatrice nous offre quelques esquisses du futur contenu. Bien qu'alarmiste, elle reste vectrice d'un discours positif et constructif en vue de préparer le monde de demain, celui de l'après-croissance.
Le même contenu rapporté en texte : http://www.reporterre.net/spip.php?article6032

PS : Un lien vers un autre petit documentaire récent de Marie-Monique Robin que je n'ai pas encore visionné : "Bhoutan : au pays du Bonheur National Brut" https://www.youtube.com/watch?v=uDsJb9YuYLQ

22/06/2014

Quand la réalité de l'écran dépasse la fiction

Dans des romans de science fiction publiés au cours de moitié du XXe siècle, les dystopies présentent bien souvent l'écran comme un danger, un vecteur aliénant de propagande qui s'immisce dans l'intimité de la vie quotidienne. On peut par exemple retrouver cette idée dans des chefs-d’œuvre  tels que 1984 de George Orwell et Farenheit 451 de Ray Bradbury, publiés respectivement en 1949 et 1953.
Cette fiction est devenue déjà bien réelle 20 à 30 ans plus tard avec la démocratisation du téléviseur individuel. Qu'en est-il alors aujourd'hui ? La réalité de l'écran a dépassé la fiction. En ce début du XXIe, les écrans sont entre toutes les mains, en permanence. Ils interrompent les conversations, sont manipulés en toute circonstance, vous glissent leurs messages publicitaires et désinformations gratuites. Des imitations sous forme de jouets permettent de conditionner les  nourrissons à même le berceau, et les parents se réjouissent de voir leur bambin manipuler l'objet avec tant de dextérité.
Mais on voudrait aller encore plus loin avec les lunettes écran, minimisant encore plus l'effort et poussant encore plus loin l'immersion totale dans un monde déconnecté de toute réalité. L'aliénation de masse, les liens sociaux et affectifs ont été bouleversés et le seront davantage. Ira-t-on même vers une société telle qu'elle est peinte dans le film Her de Spike Jonze (2013) ? Dans ce dernier, l'homme possède une oreillette qui le maintient connecté en tout temps. Des logiciels aux intelligences artificielles développées entretiennent des dialogues avec les êtres humains afin de leur donner un semblant de relation sociale, et certains tombent même amoureux de la voix desdits logiciels...
Apprenons donc à débrancher les écrans et à nous "immerger" à nouveau dans le monde réel, à profiter du contact de la chair, de la chaleur humaine, avant que la technologie les remplace par des relations frigides et dénuées de sens.

15/06/2014

Une alimentation saine et gratuite, c'est possible ?!

Hier, je participai à un café itinérant des colibris (pour plus d'informations sur ce mouvement, consulter http://www.colibris-lemouvement.org/) intitulé "une alimentation saine et gratuite, c'est possible ?!") animé à la façon d'une "conférence populaire" qui s'est déroulée de la manière suivante :
-Entre 20 et 30 personnes étaient réunies dans un café, réparties en petits groupes.
-Lors d'une première demi-heure, il fallait discuter du sujet principal puis, en concertation, écrire une nouvelle question toujours en rapport avec le sujet.
-Les nouvelles questions étaient ramassées dans un chapeau puis retournées par tirage à l'ensemble des différents groupes qui débattaient sur une nouvelle question (45min).
-Cette fois, il fallait apporter 2 réponses à la question.
-L'ensemble était ensuite compilé et discuté avec la totalité des personnes présentes, chacun pouvant s'exprimer librement.

Au final, plusieurs thèmes intéressants ont été abordés.
-Tout d'abord la notion de gratuité de la nourriture dans une société en transition ne peut pas être considérée comme de la charité (don unilatéral des aliments), mais comme un partage. Exemple : j'ai un potager et je donne une partie de mes récoltes à quelqu'un qui en contrepartie m'aide à semer, arroser, désherber, etc... Dans ce cas-là est généré un enrichissement social et un échange de connaissances qui apporte bien plus aux deux parties.
-La nourriture "gratuite et saine" pourrait être une valorisation des restes en fin de marché, des surplus ou encore de cueillettes (champignons, plantes sauvages, mûres, etc...).
-On pourrait aussi très bien imaginer le phénomène des "incroyables comestibles" omniprésent (http://www.incredible-edible.info/) à la manière de jardins collectifs. Bien qu'elle paraisse utopique, cette idée a surtout pour vocation d'interpeller sur la façon dont nous mangeons, de créer des liens autour de la production alimentaire qui doit être repensée localement, avec des produits de saison et de préférence biologiques.
-Par l'exemplarité ou en donnant des informations, les personnes convaincues peuvent amener les autres (pourquoi ne pas commencer par son entourage proche ?) à s'interroger sur leur alimentation, car bien souvent c'est par ignorance qu'on ne s'y ouvre pas. Par exemple en les emmenant dans une AMAP, en les faisant participer à des évènements locaux ou associatifs de ce genre, en les conduisant chez les producteurs, ou bien en leur procurant des livres ou des documentaires relatant les problèmes liés à l'industrialisation de l'agriculture (produits phytosanitaires, OGM, érosion des sols, perte de biomasse, etc...). C'est en montrant que des choses simples et primordiales rendent heureux que d'autres rejoindront ces courants d'idées.

Ce fut pour moi une expérience très enrichissante (je ne connaissais qu'une seule personne autour des tables) qui m'a permis de m'exprimer et d'argumenter sur ce sujet qui me tient à cœur. Ceci était plutôt facile puisqu'il n'y avait que très peu de divergences de point de vue sur le thème principal.
Pour finir je cite trois phrases exprimées par des personnes présentes :
"Quelqu'un qui mange sainement réfléchit sainement."
"Tout seul on va plus vite. Ensemble on va plus loin."
"Il vaut mieux amener quelqu'un à s'interroger plutôt que de vouloir le convaincre à tout prix."

09/06/2014

Vivre avec son temps

"Il faut vivre avec son temps" comme dirait l'autre. Une fois de plus cette citation a été utilisée par un de mes interlocuteur pour justifier un caprice de mode. Combien de fois est-il également utilisé pour acheter le nouvel appareil dernier cri ?
Vivre avec son temps veut-il nécessairement dire que l'on subit son époque et ses critères imposés asservissant toujours un peu plus l'homme ?
Je pense que vivre avec son temps c'est plutôt en avoir discerné les impasses, les problèmes et avoir commencé une réflexion sur ceux-ci. C'est réaliser le monde dans lequel nous sommes, renoncer à ce qui ne va pas ou ce qui ne va plus, et imaginer un assemblage plus soutenable et réaliste afin que nous puissions tous y vivre harmonieusement.

Vivre avec son temps c'est en réalité anticiper le futur...

28/05/2014

La guerre des graines

Documentaire récent intitulé "la guerre des graines" (https://www.youtube.com/watch?v=96c4MVdehhw) qui vient compléter, voire résumer des documentaires comme "le monde selon Monsanto" (https://www.youtube.com/watch?v=si_VATnmNME) ou encore "solutions locales pour un désordre global" (http://vimeo.com/70956171).
 L'agriculture, les semences, sont des clés de notre futur que nous devons apprendre à nous réapproprier pour nous ouvrir les portes de la souveraineté alimentaire.
A voir également dans le sujet "de Todmorden à Mamers, le projet des Incroyables Comestibles" (https://www.youtube.com/watch?v=sMfQ9Wx7Gzg&list=PLEB787A33DF6BA0E0&index=23)

22/05/2014

Ne vivons plus comme des esclaves

Lien vers le film de Yannis Youlountas :
http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?rubrique16

Pour compléter le film, il existe un beau livre photographique agrémenté de textes "Exarcheia la noire".

Ayant visionné le film lors d'une projection/débat, je peux compléter avec les propos recueillis après sa diffusion, lors des échanges entre la salle et le réalisateur (les propos ne sont pas exacts à 100% à cause de ma prise de note, mais le contenu et le fond n'ont pas été erronés) :
Il faut savoir que les armateurs grecques ont beaucoup de pouvoir, ils financent 70% de la télévision (privée, car la télévision publique n'existe plus en Grèce) ; et financent également 40% du parti néo-nazi "aube dorée". La décroissance économique a été de 30% à cause de la crise de 2008, il y a un taux de 30% de chômage avec une chute de 50% des salaires et retraites ; 38% des grecs n'ont plus de couverture sociale (elle est supprimée pour ceux qui restent trop longtemps au chômage : 1 an je crois si ma mémoire est bonne).
En ce qui concerne le "laboratoire alternatif" qui émerge après la crise, 2/3 des initiatives sont sur Athènes (Athènes représente 1/3 de la population grecque), et dans Exarcheia, "quartier" de 45000 habitants, on retrouve la moitié de ces lieux en auto-gestion, qui en font la zone autogérée la plus grande d'Europe.
Dernièrement, les partis dits "classiques" se sont effondrés, ne subsistant que par des coalitions et en changeant les noms des partis, comme pour effacer le passé.

Comparativement aux français, Yannis Youlountas soulignait que les grecques n'ont pas connu les 30 glorieuses, qu'ils sont assez débrouillards et n'ont pas connu, ou seulement récemment, le jetable et le consumérisme (par exemple la carte de paiement n'est arrivée que dans les années 80, soit environ 15 ans plus tard, ce qui veut dire que les gens "ne dépensaient que ce qu'ils avaient dans la poche"). La paysannerie n'avait pas été éradiquée des campagnes, et la petite pêche respectueuse de l'environnement était encore pratiquée (la crise a donc principalement atteint les villes). Il a ajouté également que ce pays, depuis sa "pseudo-indépendance" en 1830 a toujours connu des mouvements de protestation, de révolte, comme par exemple pour faire enlever des cartes d'identité la mention religion qui y apparaissait (pouvant générer des tensions, discriminations à chaque présentation de cette dernière). Après qu'il ait voyagé en Europe, il a constaté que seuls la France et la Hongrie ont des extrêmes droites aussi fortes. Il pense qu'en France il y a un problème de mémoire par rapport au fascisme. Un homme dans la salle a ajouté qu'ayant travaillé dans la télévision, il avait pu constater qu'elle "servait la soupe à l'extrême droite", qu'à chaque journal ou presque il en était question. Chez les jeunes également, le réalisateur constate qu'il n'y a plus trop de complexe en France avec l'extrême droite alors que c'était l'inverse il y a 15/20 ans.
A cela Yannis Youlountas insista sur le fait que cette société de consommation, qui éveille les tendances narcissiques et individualistes de chacun, rend individualiste et égocentrique. Les séries télé, la fiction, le modèle américain ont envahi l'imaginaire des gens. Pour lui cela génère également du fascisme.
Les échanges ont malheureusement été écourtés (fermeture de la salle) mais étaient riches et francs, le réalisateur très accessible et jovial, concluant brièvement sur la désobéissance civile à grande échelle.

Pour conclure à mon tour, j'ajoute que la crise qui nous attend en France risque de ne pas se passer tout à fait de la même façon qu'en Grèce. Peut-être que nous nous en sortirons beaucoup moins bien ? Il ne saurait tarder d'anticiper en trouvant un autre mode de vie pour faire face aux multiples crises (sociales, environnementales, économiques, ...) et de participer activement aux alternatives qui naissent ici ou là (en coopération, en autogestion), et en partageant le nécessaire plutôt qu'en accumulant les biens inutiles.

20/05/2014

Les paysans sont de retour

Voici un essai de Sylvia Pérez-Vitoria "Les paysans sont de retour". Livre très enrichissant qui complète un précédent poste aboutissant au documentaire intitulé "adieu paysans", et qui traitait uniquement le cas français (http://mendosolo.blogspot.fr/2014/03/adieu-paysans.html).
L'auteure, en 2005, faisait état de la situation paysanne mondiale, des différentes causes de sa déperdition, mais aussi de sa présence encore miraculeuse et indispensable dans les pays du Sud.
Les paysans sont-ils vraiment de retour ? Dans les pays du Nord ? En tout cas ce mode de vie persiste, garant de la biodiversité et des semences, et cela doit être encouragé pour notre souveraineté alimentaire, pour faire face à l'après-pétrole et pour une (ré)intégration d'un mode d'agriculture sans impact environnemental (avec bien sûr l'agroécologie, la permaculture, etc...).
 
Dans la conclusion, il y a cette phrase qui englobe bien plus que le sujet initial du livre mais qui souligne avec justesse que :
"Le vrai progrès, la véritable nouveauté, c'est ce qui améliore la vie, au sens large, de tous, non de quelques-uns."
Contrairement au cas agricole français (et de manière générale pour les pays de Nord)...

14/05/2014

Le secret des sept soeurs

Un documentaire complet sur le pétrole en 4 épisodes :

1-Tempêtes et fortunes du désert :
https://www.youtube.com/watch?v=Fitaaj_aPPo

2-Safari dans l'Eldorado noir :
https://www.youtube.com/watch?v=Ef4QgLziBm4

3-La danse de l'ours :
https://www.youtube.com/watch?v=ohPgSOxzQYI

4-Le temps des mensonges :
https://www.youtube.com/watch?v=Uth71gbm4L4

Cette enquête très complète et très enrichissante nous montre à quel point l'or noir est au cœur de (quasi) tous les conflits, que les populations et l'environnement sont délaissés pour aller chercher la moindre goutte. Beaucoup d'événements y sont révélés, avec toujours pour destiné l'enrichissement de quelques uns (politiques et multinationales pétrolières) au détriment des autres.
Devrons-nous encore baser notre futur sur l'or noir dont on sait la finitude, et par ailleurs mélangé au sang des hommes ?

13/05/2014

Conférence de Paul Ariès sur la décroissance


Des constats par une bonne analyse de la situation globale actuelle, puis des germes d'idées qu'il ne parvient qu'à nous d'essayer... Paul Ariès donne une juste synthèse d'1h sur comment en arrive-t-on à l'objection de croissance.

07/05/2014

La fin du pétrole ?

 https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=o7WBcxtgvro

Aujourd'hui encore je partage un documentaire. En moins d'1h, ce condensé permet de saisir l'omniprésence du pétrole dans notre quotidien et sa fin inéluctable.
Je tiens ce lien d'un blogger que je suis régulièrement sur : http://gorgerouge.over-blog.com/

Alors, prêts à ralentir ?

06/05/2014

A la recherche du temps perdu

https://www.youtube.com/watch?v=_7WBzadk1KY

Documentaire intéressant et bien conduit d'un journaliste qui se demande pourquoi le temps lui manque, et par extension pourquoi l'homme est-il sans cesse en train de courir après ce temps dont il est en défaut ?
Ce fil rouge va lui faire explorer les principaux rouages de notre société et ses machines qui se sont immiscées partout.
La fin de l'analyse tente de faire la part belle aux alternatives, mais seules les options radicales sont exposées, et les plus envisageables ou accessibles au plus grand nombre manquent de développement.

03/05/2014

La belle verte

La belle verte, un film de Coline Serreau de 1996, à l'humour certes décalé, offre une multitude de vérités sur l'état de notre monde actuel (le même en pire, depuis 96...) et sur ce que nous pourrions en faire pour tous vivre heureux. Une utopie, donc, mais pas que.