18/03/2014

Ravage

Dans le livre Ravage paru en 1943, René Barjavel met en garde contre la technique qui asservit l'homme :
" [...] ne vous l'ai-je pas appris à tous, que les hommes se perdirent justement parce qu'ils avaient voulu épargner leur peine ? Ils avaient fabriqué mille et mille et mille sortes de machines. Chacune d'elles remplaçait un de leurs gestes, un de leurs efforts. Elles travaillaient, marchaient, regardaient, écoutaient pour eux. Ils ne savaient plus se servir de leurs mains. Ils ne savaient plus faire effort, plus voir, plus entendre. Autour de leurs os, leur chair inutile avait fondu. Dans leurs cerveaux, toute la connaissance du monde se réduisait à la conduite de ces machines.Quand elles s'arrêtèrent, toutes à la fois, par la volonté du Ciel, les hommes se trouvèrent comme des huîtres arrachées à leurs coquilles. Il ne leur restait qu'à mourir..."
 Ne sommes-nous pas arrivés à ce point où si, du jour au lendemain, la dernière goutte de pétrole était tirée des entrailles de la Terre, ou bien si l'électricité s'arrêtait pour quelque raison, nous ne saurions survivre ? Rien que pour tenir ce blog, qui paraît pourtant simple, le système énormément complexe mis en jeu se révèle : pour que cette page arrive sous vos yeux, il faut de l'électricité alimentée par le nucléaire, un ordinateur qu'il a fallu concevoir avec de multiples connectiques, des serveurs pour internet, des satellites pour relayer l'information, et j'en passe... Bref, si ce système incroyablement complexe vient à couler, que sauriez-vous faire pour survivre demain ? Ceci n'est pas un message survivaliste, mais une simple alerte pour que chacun prenne conscience de ce qu'il est capable de faire de ses mains dès aujourd'hui. Ne serait-ce que s'alimenter, se vêtir, se chauffer... Alors, prenons bien conscience de la mégamachine mise en place derrière chaque bouton sur lequel nous appuyons...

16/03/2014

Stephane Hessel par HK et les Saltimbanks

Clip Indignez-vous en LSF - HK et les Saltimbanks

Voici le lien vers Indignez-vous une chanson que je viens de découvrir et dont le titre reprend l'appel de Stéphane Hessel. HK et les Saltimbanks rendent un bien bel hommage à cet homme disparu il y a désormais un peu plus d'un an. Une sincère réussite, autant pour la réalisation du clip que pour la profondeur du texte.

12/03/2014

Egoïsme ambiant

Cette semaine, je me suis rendu à la présentation du futur maire et conseillers municipaux de notre village. Après que chacun ait parlé brièvement de soi, la parole était donnée aux habitants afin qu'ils puissent faire des propositions en faveur de notre commune à nos futurs élus.
Et là, je fus stupéfait de voir l'ouverture d'un "bureau des pleurs" sur des détails insignifiants. L'un se plaignit de la présence de boue sur la route qui salissait sa voiture fraîchement lavée, un autre du laisser-aller de son voisin en matière d'entretien de sa haie, puis un dernier déplorant le manque de vitesse de sa connexion internet de "seulement 1Mo, impossible d'avoir les chaînes de la box"...
En dehors du fait que ces lamentations sont risibles, je remarque que ces "gênes" occasionnent des personnes qui semblent avoir toujours vécu en milieu rural. Comment veulent-elles que la vie d'une commune de 200 habitants soit autrement ? Aberrant ! Un seul constat : aucune proposition ne fut suggérée pour la commune et ses habitants. Chaque problème évoqué par ces personnes ne se trouvait pas plus loin que le bout de leur nez. Tout pour soi, rien pour tous. Je suis attristé de voir l'égoïsme ambiant généré par nos modes de vies, et la petitesses de tous ces problèmes de pays riches occidentaux. Ne sont-ce pas ces mêmes personnes qui regardent le journal tous les soir et qui devraient constater à quel point ils ont la chance d'être heureux et de ne pas avoir de problème bien plus importants ? Décidément, cette société crée de fortunés frustrés.

09/03/2014

Second souffle



Je n’ai plus publié sur mon blog facebook depuis août 2013. La formule ne me plaît plus. Je suis donc revenu à mon blog d’origine mendosolo.blogspot.fr pour partager mes humeurs. Sur ce dernier, la publication la plus récente en date remonte à juillet 2010 ! Le temps passe, les envies et les convictions changent.
De cette manière, les personnes qui souhaiteront voir mes messages procéderont à une démarche volontaire en se connectant au blog et ne subiront pas les billets facebook, noyés dans la masse narcissique aux côtés de publicités douteuses. Je ne dis pas que les posts que j’ai pu publier sont plus intéressants que le reste mais je souhaite avant tout instaurer un dialogue avec les personnes souhaitant commenter, et par facebook on se contente de mettre un « j’aime » et ça ne marche pas. Certes, la propagation d’un billet est incroyablement plus virulente sur un réseau social, mais interpelle-t-elle un minimum la personne à laquelle ce message apparaît ? En dehors d’internet je reste convaincu que le dialogue et le partage de pensées doit avant tout se faire chaleureusement, de visu, ou à travers les écrits de pages papier rugueuses, et au minimum à travers un écran froid.
Je suis donc revenu à ma première expérience, le blog sobre et simple, pour lui apporter un second souffle. Initialement, j’y publiais surtout des poèmes, mais il sera à présent un mélange entre partages utiles, liens et humeurs (entre indignation et écologie), avec une pointe de poésie et de lectures. Le blog sera alimenté de façon totalement inégale, comme à mon habitude. Volontairement, les poèmes d’origine ont été laissés, trace d’un passé qui fait que même si j’évolue, je sais d’où je viens et comment s’est construit le « qui je suis ».

28/07/2010

Etoile filante

L'étoile est filante
A ton grand désespoir,
Et tu t'en lamentes
Arrivé au soir.

u
Car elle brille toujours
En ton sein non sevré,
De te taire chaque jour
Qu'elle t'illuminait.

14/07/2010

Fanée...

Bornée de préjugés tu ne pourras t’ouvrir,

Vieille fleur fanée qui regrette l’Empire.

Dur de croire qu’un jour enfin épanouit,

Tu fût butinée par ces quelques maris.

u

Cherchant à persuader ceux qui te fuient,

Ton seul recours est d’imposer ta vie,

Mais les oreilles sont closes, le visualises-tu ?

Elle est sèche, la rose, et le temps l’a vaincue.

20/06/2010

Garder les brides

Marécages lugubres et macabres

Au sombre ciel et charognards

Terrorisent l’homme, le délabrent

De son audace et ses espoirs.

u

Une lueur émerge pourtant

De ces nuages sordides

Manifestant aux survivants

De persister, garder les brides

10/05/2010

Immonde or noir

L’immonde glue noire nauséabonde

S’approche de ces regards inquiets.

Triste constat en ce bas monde

L’or s’étend par flots aux pieds.

u

Son passage sombre indélébile

Marque mémoires et rivages.

L’échec de l’homme qui défile

Sur la planète qu’il endommage.

18/04/2010

Insomniaque

Tu ronges mes nerfs au long des nuits

Me traîne le jour en léthargie

M’agace sans cesse et sans raison

M’irrite à la moindre objection.

u

Suis-je fait de sorte et c’est ainsi ?

Partage des nuits à l’insomnie

A moins qu’un jour les chaînes cèdent ;

A qui l’entend, je cherche remède.

29/03/2010

Les ânes et la carotte

L’argent pour seule carotte,

Les ânes s’en gavent la glotte

Quitte à en être faux,

Quitte à se courber le dos.

u

Misérable soif illusoire,

D’avoir la monnaie comme gloire.

Etre esseulé devant ses pièces,

Dont vautours véreux se repaissent.

14/03/2010

Passion éteinte ?

La passion s’est-elle vraiment éteinte ?

Elle qui vous unit dans une forte étreinte.

Etes-vous sûrs que plus rien ne vous anime ?

Pas même un frisson ou un moment intime ?

u

A croire que les années finissent par éroder

Un amour friable que l’on croyait d’acier.

Rien en façade ne pouvait le prédire,

Nous vous voyions soudés sans penser au pire.

u

Le vent tournera-t-il avec le temps ?

Regonflera-t-il les voiles du gréement ?

La patience évitera une décision hâtive

Qui nourrit les regrets de bien des dérives.

31/01/2010

Respire...

Respire…

u

Profite de l’air encore potable,

Emplie ta plèvre avant l’apnée

Avant de vivre l’insurmontable,

Respire…

u

Happe à la hâte du quasi pur,

De ce qui n’est pas trop souillé,

Que t’insuffle encore Nature ;

Respire…

u

Bientôt des gaz si polluants

Tomberont en nappes brumeuses,

Brûleront nos poumons à sang,

Alors…

u

… Respire en attendant…

03/01/2010

Négatifs

Cessez d’être si négatifs,

D’être satisfaits de râler

Sans apporter le constructif ;

Juste convaincus de s’opposer.

u

Personne ne gagne à être ainsi,

Ni vous, ni ceux qui sont en face.

Positivez dans votre vie,

Vous sourirez devant la glace.

24/12/2009

Simple beauté

Un simple paysage

Où le soleil point,

Egaye les visages

D’une joie sans fin.

u

Une brume épaisse

Couvrant la verdure ;

Tableau qui apaise

Magnifiant la nature.

u

Boule de feu qui se meurt

Derrière l’océan,

Eclatant en couleurs

Un ciel si grisant.

u

Une lune dorée

Cernée d’étincelles

Qui jusqu’à l’orée

Du jour est si belle.

u

Sachons profiter

Des instants quotidiens,

Admirons la beauté

Du soir au matin.

18/11/2009

Lâche tout !

Vas-y, lâche tout !

u

Pleure donc de tout ton être,

Afin d’évacuer ton mal-être.

Tu ne seras que plus léger

Après l’avoir déversé.

u

Pleure donc à gros sanglots,

Libère tes nerfs à fleur de peau,

Sens les larmes noyer tes joues,

Couler encore jusqu’à ton cou.

u

Mais pleurer ne change rien,

Juste à passer le chagrin,

Dénouer des nœuds figés en nous

Que l’anxiété tresse bout-à-bout.

02/11/2009

Moment d'apesanteur

Moment d’apesanteur…

Avant la chute ?

Avant l’envol ?

Tu n’auras la réponse que si tu essayes…

Ton cœur profitera de l’aventure quelque en soit l’issue,

Alors, penche-toi vers l’avant et rencontre l’inconnu.
Photo : Aurélien

27/10/2009

Mots d'un inconnu

Je n’suis pas écrivain,

Je n’suis pas poète.

Ne comptez pas les pieds

Et les fautes de lettre.

u

Simple don de propos

Sans figure imposée,

Juste à travers les mots

Que je tente d’aligner.

u

Ils contiennent ce charme,

Cette force non charnelle,

Me défendent comme arme

Ou font sourire ma Belle.

u

Quel plaisir lorsqu’au bout,

Ajusté à mon goût,

Le reflet d’un écrit

Transparaît tous mes cris.

05/10/2009

Cet édifice

Emprunter chaque jour cet édifice

Liant ma nouvelle vie à celle de jadis

Où les épais brouillards nappent le relief

Que les rayons percent en un spectre si bref.

u

Jamais je n’oublierai de passer les deux rives

Présent et passé, à jamais, sans dérive.

Le cours d’un fleuve sous la grandeur d’un pont

Reflète ma vie, s’écoulant pour le bon.

27/09/2009

Les pots cassés

Lorsque l’on se retourne vers les dégâts causés

Et que l’on se rend compte que l’on est esseulé,

Alors la fierté tombe avec l’ego,

Tentant en vain de recoller les morceaux.

u

Mais les pots à la faïence brisée,

Même avec la colle restent fissurés.

Il y a ces dommages à jamais visibles

A payer pour toujours de ses périodes nuisibles.

05/09/2009

Arbres

C’est à contre-jour, soleil rasant

Que j’ai pris conscience de votre importance.

C’est à contre-jour, soleil rasant

Que j’ai pris conscience de votre prestance.

f

Derrière quiétude enracinée

S’offre la vie en tout genre :

L’animal, sans végétal,

Ne pourrait parcourir les champs.

f

Alors cessons de vous abattre,

Que la nature reprenne ses droits !

L’animal, sans végétal,

Sait très bien qu’il s’éteindra.

f

Je vous ai vus si importants

A contre-jour, soleil rasant.

Je ne vous vois plus, c’est inquiétant,

La vie n’est plus, en vous rasant.