Marécages lugubres et macabres
Au sombre ciel et charognards
Terrorisent l’homme, le délabrent
De son audace et ses espoirs.
Une lueur émerge pourtant
De ces nuages sordides
Manifestant aux survivants
De persister, garder les brides
Marécages lugubres et macabres
Au sombre ciel et charognards
Terrorisent l’homme, le délabrent
De son audace et ses espoirs.
Une lueur émerge pourtant
De ces nuages sordides
Manifestant aux survivants
De persister, garder les brides
L’immonde glue noire nauséabonde
S’approche de ces regards inquiets.
Triste constat en ce bas monde
L’or s’étend par flots aux pieds.
Son passage sombre indélébile
Marque mémoires et rivages.
L’échec de l’homme qui défile
Sur la planète qu’il endommage.
Tu ronges mes nerfs au long des nuits
Me traîne le jour en léthargie
M’agace sans cesse et sans raison
M’irrite à la moindre objection.
Suis-je fait de sorte et c’est ainsi ?
Partage des nuits à l’insomnie
A moins qu’un jour les chaînes cèdent ;
A qui l’entend, je cherche remède.
L’argent pour seule carotte,
Les ânes s’en gavent la glotte
Quitte à en être faux,
Quitte à se courber le dos.
Misérable soif illusoire,
D’avoir la monnaie comme gloire.
Etre esseulé devant ses pièces,
Dont vautours véreux se repaissent.
La passion s’est-elle vraiment éteinte ?
Elle qui vous unit dans une forte étreinte.
Etes-vous sûrs que plus rien ne vous anime ?
Pas même un frisson ou un moment intime ?
A croire que les années finissent par éroder
Un amour friable que l’on croyait d’acier.
Rien en façade ne pouvait le prédire,
Nous vous voyions soudés sans penser au pire.
Le vent tournera-t-il avec le temps ?
Regonflera-t-il les voiles du gréement ?
La patience évitera une décision hâtive
Qui nourrit les regrets de bien des dérives.
Respire…
Profite de l’air encore potable,
Emplie ta plèvre avant l’apnée
Avant de vivre l’insurmontable,
Respire…
Happe à la hâte du quasi pur,
De ce qui n’est pas trop souillé,
Que t’insuffle encore Nature ;
Respire…
Bientôt des gaz si polluants
Tomberont en nappes brumeuses,
Brûleront nos poumons à sang,
Alors…
… Respire en attendant…
Cessez d’être si négatifs,
D’être satisfaits de râler
Sans apporter le constructif ;
Juste convaincus de s’opposer.
Personne ne gagne à être ainsi,
Ni vous, ni ceux qui sont en face.
Positivez dans votre vie,
Vous sourirez devant la glace.
Un simple paysage
Où le soleil point,
Egaye les visages
D’une joie sans fin.
u
Une brume épaisse
Couvrant la verdure ;
Tableau qui apaise
Magnifiant la nature.
u
Boule de feu qui se meurt
Derrière l’océan,
Eclatant en couleurs
Un ciel si grisant.
u
Une lune dorée
Cernée d’étincelles
Qui jusqu’à l’orée
Du jour est si belle.
u
Sachons profiter
Des instants quotidiens,
Admirons la beauté
Du soir au matin.
Vas-y, lâche tout !
Pleure donc de tout ton être,
Afin d’évacuer ton mal-être.
Tu ne seras que plus léger
Après l’avoir déversé.
Pleure donc à gros sanglots,
Libère tes nerfs à fleur de peau,
Sens les larmes noyer tes joues,
Couler encore jusqu’à ton cou.
Mais pleurer ne change rien,
Juste à passer le chagrin,
Dénouer des nœuds figés en nous
Que l’anxiété tresse bout-à-bout.
Je n’suis pas écrivain,
Je n’suis pas poète.
Ne comptez pas les pieds
Et les fautes de lettre.
Simple don de propos
Sans figure imposée,
Juste à travers les mots
Que je tente d’aligner.
Ils contiennent ce charme,
Cette force non charnelle,
Me défendent comme arme
Ou font sourire ma Belle.
Quel plaisir lorsqu’au bout,
Ajusté à mon goût,
Le reflet d’un écrit
Transparaît tous mes cris.
Emprunter chaque jour cet édifice
Liant ma nouvelle vie à celle de jadis
Où les épais brouillards nappent le relief
Que les rayons percent en un spectre si bref.
u
Jamais je n’oublierai de passer les deux rives
Présent et passé, à jamais, sans dérive.
Le cours d’un fleuve sous la grandeur d’un pont
Reflète ma vie, s’écoulant pour le bon.
Lorsque l’on se retourne vers les dégâts causés
Et que l’on se rend compte que l’on est esseulé,
Alors la fierté tombe avec l’ego,
Tentant en vain de recoller les morceaux.
Mais les pots à la faïence brisée,
Même avec la colle restent fissurés.
Il y a ces dommages à jamais visibles
A payer pour toujours de ses périodes nuisibles.
C’est à contre-jour, soleil rasant
Que j’ai pris conscience de votre importance.
C’est à contre-jour, soleil rasant
Que j’ai pris conscience de votre prestance.
f
Derrière quiétude enracinée
S’offre la vie en tout genre :
L’animal, sans végétal,
Ne pourrait parcourir les champs.
f
Alors cessons de vous abattre,
Que la nature reprenne ses droits !
L’animal, sans végétal,
Sait très bien qu’il s’éteindra.
f
Je vous ai vus si importants
A contre-jour, soleil rasant.
Je ne vous vois plus, c’est inquiétant,
La vie n’est plus, en vous rasant.
L’espoir n’est-il pas à double tranchant ?
Lorsqu’il est vécu par le corps tout entier, il nous aide à conserver l’optimisme face aux situations délicates. Là, il faut parler de véritable espoir, pas du « j’y crois, mais sans plus » ; celui qui prend aux tripes, auquel on attache une importance capitale. Dès que cet espoir est anéanti, l’échec n’est-il pas d’autant plus grand ? Car une partie de nous-même accepte qu’on réussisse, et le désarroi naissant nous terrifie.
Alors, qu’a-t-on gagné à espérer si ce n’est qu’une rêverie qui finit par vous cogner la tête contre la réalité ?
Mais, tout de même, j’espère…